LES FEMMES ET LA BIBLE DE LA FIN DU MOYEN ÂGE À L’ÉPOQUE MODERNE


LES FEMMES ET LA BIBLE DE LA FIN DU MOYEN ÂGE À L’ÉPOQUE MODERNE
Pratiques de lecture et d’écriture (Italie, France, Angleterre)
Sous la direction d’Elise Boillet et Maria Teresa Ricci
Honoré Champion, 2017, 144 p., 45 €

Sept contributions, dont deux en italien, permettent de faire un voyage géographique en Italie, France et Angleterre, du XIVe au XVIIIe siècle. On en retient et la méfiance générale vis-à-vis de la lecture de l’Écriture par les laïcs, particulièrement les femmes, et l’émergence de quelques personnalités féminines qui ont été lectrices, commanditaires de traduction et auteures de traités et poèmes spirituels et pas seulement dans le monde protestant On pense bien sûr à Marguerite de Navarre mais il y eut aussi en France Catherine des Roches, Marie de Brabant et Gabrielle de Coignard. L’auteure la plus remarquable est Catherine Parr, sixième épouse d’Henry VIII, dont les œuvres ont été assez largement répandues à son époque, y compris en traduction française. L’exposé des prises de position sur la lecture de l’Écriture par les laïcs, hommes et femmes, à l’époque de la publication de la Bible de Sacy, permet par ailleurs de nuancer l’idée selon laquelle, en catholicisme, l’Écriture était absolument réservée au clergé.
Intéressant pour le profane, ce volume sera particulièrement utile au chercheur grâce à l’abondance et la précision des notes savantes, la très vaste bibliographie et l’index des noms de personnes.
Compte-rendu d’Olivier Pigeaud, paru dans la revue LibreSens n°236 de mars-avril 2018